0 Immortality 000Time Goes By So Slowly . . . oooo

0 Immortality 000Time Goes By So Slowly . . . oooo
------------- 00Vous croyez que l'immortalité est un cadeau, que cela vous confère une puissance incomparable, que ----------
-------------cela vous 'permet de faire ce que 'bon vous semble, 'de changer 'd'époque sans la 'moindre séquelle , de ----------
-------------n'avoir aucun regret de n'avoir pas été là, 'à un instant précis. D'avoir la vie devant vous afin de masquer ----------
-------------vos erreurs ? Tout cela n'est que bêtise et bassesse. L'immortalité est une punition vous réduisant à l'état ---------
-------------de faible créature, 'c'est 'une éternelle' contrainte, 'celle' de 'persister,' d'être' encore là,' celle de 'souffrir', ----------
-------------encore et encore, siècles après' siècles, devant 'des morts, devant des pierres. Ce n'est même' plus' une----------
-------------vie, c'est une 'mort, une mort 'lente, une mort prolongée, ou tout simplement une mort' souhaitait, ' mais qui ----------
-------------jamais n'arrive. L'immortalité, n'est surement pas ce à quoi vous vous attendez ...



Staring :



000000000000 > Sophia Bush 000000000000000000> Kristen Bell 000000000000000000> Ian Somerhalder

00000000.00 > Steven Strait 00000000000.0000> Jason Dohring0000000.000000> Kristen Stewart


00000000000000000000000000000000000[ And many others ]





# Posté le lundi 02 mars 2009 05:37

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 08:17

Just A Story Like Many Others ...

Just A Story Like Many Others ...
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00000000000000 > Summary :

- Chapitre 1 : Partie 1 ; Partie 2 ; Partie 3
- Chapitre 2 : Partie 1 ;


00000000000000> News :

Donc pour celles et ceux qui me lisaient, ceci est une toute nouvelle invention. Toute l'histoire a été modifié, le cast a également changé et j'ai aussi redécoré mon blog pour l'occasion, ce qui n'est pas d'une grande importance mais bon, c'est une façon de vous dire que je suis de retour, avec une fiction profondement différente et qui j'espère vous plaira tout de même et qui sait, même peut-être plus que la précédente. Merci de votre fidélité.

Le système de comm's n'a pas changé lui en revanche, je passe toujours aussi promptement que possible afin de vous les rendre. Et oui, certaines choses restent fidèles à elle-même.

00000000000000> Readers :

Encore une fois c'est le même principe, demandez le et vous serez averti(e)s de mes suites.



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# Posté le lundi 02 mars 2009 06:27

Modifié le mardi 27 octobre 2009 11:21

Chapitre 1 :

Chapitre 1 :


00TTTL'immortalité peut sembler attirante, divine et intarissable. Une longue vie qui ne prend jamais fin, qui est incessante, 00languissante. La vie d'un immortel est un eternel continue, un courant d'une longueur indéchiffrable s'écoulant jusqu'au 00plus profond des abîmes, un courant vous entraînant toujours plus loin, des années, des siècles, des millénaires, et plus 00encore. C'est une longue vie, une vie d'errance, de lassitude, de solitude et de douleur. Ce n'est pas une vie, c'est un 00châtiment. Ce n'est pas une image, c'est un enfer. C'est une vie qui ne peut s'achever, et malgré cela, mon seul souhait 00est de m'éteindre, de quitter l'immortel pour égaler le mortel, pour goûter au plaisir, infime, d'entendre le seul, le dernier de 00mes soupires s'échapper de mes lèvres de glace, s'échapper de cet être immonde que je suis, s'échapper, s'échapper au 00plus vite...

• • •


00TTTJ'ai vu le jour un beau matin d'octobre 1778, alors que la guerre d'indépendance faisait rage en Amérique. Bien que 00celle-ci se fut proclamée indépendante le 4 juillet 1776, l'agitation était encore présente sur le territoire. Les Britannique 00capturèrent la ville portuaire de Savannah, et de là, ils envahirent la plupart de la Géorgie. En décembre 1778, une armée, 00sous les ordres du générale Henry Clinton arriva en Caroline du Sud et encercla l'armée américaine à Charlestown. Quand 00les 5 000 défenseurs se rendirent, les Américains perdirent pratiquement toute leur armée au Sud. Ce fut la plus grande 00défaite américaine de cette période. C'est dans ces temps de guerre que les premiers rayons pâles du soleil effleurèrent 00ma peau, que les vents frais d'automne me frôlèrent, tels de petites tornades, que j'entendis pour la première fois mon 00nom: Campbell Eleanor Hartley.
00TTTMon enfance eu été des plus douces, dès le bas âge on m'éduqua à la façon d'une dame , on me donna réponse à 00chacune de mes interrogations dans la plus grande gaité, on me flatta, me gratifia de mots, de paroles appréciables. Et 00mes parents n'eurent jamais le moindre reproche à mon égard, je fus attentive, ouverte d'esprit, drôle et sociale. Nos 00connaissances trouvaient en moi une forte belle personne, mûre et réfléchit, et constataient toujours qu'il était dommage, 00qu'aucun amant ne vint encore combler mon c½ur, si jeune alors. Ce qui jusqu'à présent constitué ma vie semblait s'être 00agencé de manière tout à fait naturel, j'allais là où l'on voulait que j'aille, je proférais les paroles que l'ont voulait m'entendre 00dire, je me conformais avec plaisir et rigueur aux souhaits de mes parents, attentionnés et aimants. Tout cela me paraissait 00être le plus normal au monde, tout autre idée, tout autre façon de vivre m'étais totalement inconnues et prohibées. Qu'il 00existe dans ce monde, quelque chose d'autre m'étais inimaginable, inconcevable.
00TTTCe n'est qu'a l'aube de mes vingt et un ans, aussi pâle et froid fût ce triste jour, qu'une tout autre réalité me frappa, je 00décéda. Non pas d'une mort drastique, mes fonctions vitale disparurent, la respiration m'était devenue tout à fait inutile, 00mes poumons n'ayant plus aucune activité. Mon organisme ne me demandait aucun repas, aucun aliment , rien de ce qui 00avait pu un jour me sustenter. Mon corps, émettant d'ordinaire une faible chaleur était semblable à la froideur de la pierre, 00j'en avais la consistance aussi. Les choses m'entourant me paraissait étrangement claires, si méticuleusement travaillées, 00si détaillées. Ces changements me désarçonnèrent, je ne les compris pas, on n'en parla plus. Néanmoins, cela commença 00à poser problème au fil du temps: je m'étais définitivement figée à mes vingt et un ans, j'étais et je demeurais la jeune et jolie 00jeune femme que j'avais été ce jour fatidique. Et alors que mes parents s' enfonçaient un peu plus chaque années dans la 00force de l'âge, je ne vivais plus. C'est avec cette contrainte que mon incessante fuite débuta, au début des années 1810. 00Années où j'aurais du, en toute logique, fêter mes 32 ans. Seulement le temps n'avait aucune emprise, aucun pouvoir, rien 00qui ne puisse m'ébranler. Mes cellules, dénuées d'activité avaient elles aussi cessées tout vieillissement, ma peau restait 00aussi fraiche et délicate qu'elle avais pu l'être ce 19 octobre 1799, à onze heure. Aussi douce qu'à cet instant, ou je quitta 00ce monde, afin de mieux y renaitre. Afin de renaître sous le joug de Lucifer, sous le poids de l'immortalité.

• • •


00TTTDeux cent trente et un ans se sont écoulés depuis m'a venu au monde, deux cent trente et un ans d'errance, de fuite, 00d'amertume et de souffrance. Deux cent trente et un ans de mensonge, de tricherie, de solitude et de morosité. Tant 00d'années où l'Amérique à su s'élever, et réparer ses erreurs. Benjamin Franklin fut un fervent défenseur de l'abolition de 00l'esclavage. Martin Luther King milita pacifiquement pour les droits civiques des Noirs d'Amérique, pour la paix et contre la 00pauvreté. Le droit de vote, la déségrégation, pour l'emploi et la liberté. Et maintenant, mes chers compatriotes, le quarante 00quatrième président des Etats-Unis d'Amérique est le premier Afro-Américain à occuper ce prestigieux poste et n'hésite 00pas à faire appel au compromis afin de faire avancer ses idées. L'Amérique avance, avance face à tout ce qui peut la 00faire reculer. Quand à moi, je stagne. Cette terre, précieuse à mon c½ur, je l'ai traversée mainte fois, j'ai séjourné dans 00une trentaine d'états, avant de m'exiler un siècle en Europe : Royaume-Uni, France, Espagne, Italie, Roumanie, Grèce, 00Lituanie, Finlande, tout c'est pays m'ont accueilli; mais aucun ne remplaça jamais mon havre natale. Je reviens au pays à la 00fin du XXe siècle, et fit l'acquisition d'un appartement avec vue sur l'Hudson River, à deux pas des docks. En longeant 00suffisamment longtemps la bais, Liberty Island m'apparaissait au loin, le panorama était somptueux. Je n'avais plus 00ressentit cela depuis près de deux siècles, se calme, cette sensation d'être enfin chez sois. D'avoir trouver un endroit qui 00vous correspondait et où vous n'auriez pas à vous cacher... du moins, je l'espérais. Car aussi insensé que m'étais apparu 00l'idée, j'avais en mon âme et conscience voulu me fondre dans la masse, appartenir à se monde auquel je n'avais plus ma 00place depuis longtemps, me sentir vivante. Cette réflexion m'apporta le sourire, alors que je me baladais tranquillement 00dans le Riverside Park. Me retrouver ici après tant d'années était rassurant, je n'y avais pas remis les pieds depuis 1890, 00la construction du parc avait débuté dans les années 70, sur les plan de Frederick Law Olmsted, et si mes souvenirs sont 00exacte la première partie des travaux ne s'était terminé qu'en 1910, puis ce n'est qu'en 1980 qu'il fut effectué des travaux 00d'embellissement et de rénovation. L'Eleanor Roosevelt Monument était toujours là, réalisé par le sculpteur Penelope 00Jencks, je la contempla longtemps, il me semble, car la nuit commencé à prendre place au dessus de ma tête, 00rafraichissant l'air et secouant frénétiquement les arbres, couvert de feuilles commençant à jaunir à l'approche de 00l'automne. L'automne, mon deux cent trente et unième automne, que je passerai comme le tout premier ici, à Manhattan.


[ Campbell Eleanor Hartley - Sophia Bush ]


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Partie 2

00TTLe jour se levai, tintant les rempares de Manhattan d'une douce lueur couleur pêche, trouant peu à peu la nuée grisâtre 00et réchauffant le c½ur des New-yorkais s'éveillant lentement, perdant un peu plus chaque jour les précieuses minutes de 00leur existence, perdant sans remord le reste de vie qu'ils ont encore. Cette nuit avait été des plus longues en ce qui me 00concerne, le sommeil ne m'était plus destiné, la fatigue m'avait désertée, et les rêves me fuyaient. Mes nuits étaient 00longues, interminablement longues, même ici. Néanmoins cette courte infinité était finalement apparue comme étant très 00utile, et après mûre réflexion, c'est-à-dire plusieurs décennies, j'étais enfin arrivée à me fixer un but, j'avais enfin 00découvert ce qui m'occuperai assez les mains et l'esprit durant plusieurs année afin que ma condition me paraisse plus 00supportable, J'avais trouvé un havre, un lieu, une école. J'avais trouvé une nouvelle raison d'errer. Et cette raison, je 00voulais m'y accrocher. Sortir de l'ombre, sortir de cette léthargie qui était miennes, sortir et vivre. C'est ce à quoi je voulais 00me risquer. Evidement, l'idée ne mettait pas venue seule, et si de prime abord je n'avais porté attention aux deux jeunes 00étudiantes déambulant dans Riverside Pack et évoquant leurs rentrées prochaines, l'idée de m'instruire avait 00progressivement pris une place primordiale à mes yeux. M'immiscer dans une société pimpante et novatrice m'apparaissait 00être une notion concevable et forte enrichissante. Une idée plaisante qui peut-être mettrait un terme définitif à ces deux 00siècles de vagabondage. Certes le temps me rattraperai toujours, et d'ici quelques années, je devrais de nouveau me 00mouvoir dans une autre ville, un autre état, afin de ne jamais, au grand jamais laisser quiconque apprendre cette vérité si 00dur que je m'efforce d'oublier. Cette punition pénible qui me pourchassait sans relâche, sans pitié. Afin de dissimuler ma 00différence, mon embarras, mon immortalité.

• • •


00TTMon choix s'orienta vers deux université, l'une de l'Ivy League : Columbia, et la NYU. Ce qui marqua mon 00mécontentement à la suite de ce choix était un léger détail qui m'étais pourtant totalement sortie de la tête : je n'avais, pour 00ainsi dire, aucun antécédent scolaire récent. Or comment me faire accepter dans une école sans identité ? J'avais, aux 00cours des ans, dût me procurer de faux papiers, mentir à plusieurs reprises et inventer toutes sortes de choses, mais ici 00quelques papiers, des mensonges et des histoires ne marcherait sûrement pas, c'était indéniable. La question ne se posa 00pas très longtemps, j'avais besoin de me créer une vie, et vite. J'avais besoin de laisser une trace solide de mon passage, 00j'avais besoin que toute cette contrevérité soit crédible, et pour cela j'avais besoin d'un pro, d'un hacker . La solution 00semblait tout de même trop simple, mais je n'en avait nulle autre pour le moment. Quittant mon modeste appartement j' hélai 00l'un de ces incontournables Yellow cab qui régissaient maintenant toute la vie de Manhattan.

__ J'vous dépose où ma p'tite dame ? Me demanda un vieux chauffeur.
__ Dans l'Est Village, St. Mark's Place.
__ Ça va vous couté cher tout ça, surtout avec ces grèves, remarqua-t-il.
__ Aucune importance, je ne suis pas pressée.
__ C'est plutôt rare, les jeunes de nos jours veulent tout sur le champs, asséna-t-il, réprobateur.

00TTJe ne pus retenir un petit sourire face à sa remarque, certes les adolescents n'avaient aucune patience, mais qui 00pourrait bien le leur reprocher , au moins ils croquaient la vie à pleine dents et ne se contentaient pas d'attendre bêtement 00la fin.

__ Ils nous en font voir avec leur stupide grève!! Rouspéta mon chauffeur.
__ Quel en est la cause ?
__ Pardi on en parle depuis des mois ma p'tite dame, vous étiez où, sur la lune ?
__ Je viens à peine de revenir ici, je n'ai encore eu le temps de me renseigner.
__ Regardez autour de vous alors, y'a rien qui vous semble bizarre?

00TT Intriguée, j'ouvris la vitre et jeta un regard au alentour. En effet, quelque chose manquait. Les interminables coups de 00clackson étant devenus un bruit de fond dans les rues manquaient. Les petites boites jaunes fonçant à une vitesse 00affolante vers leurs destinations manquaient. Le c½ur de Manhattan manquait.

__ Où sont les Yellow Cab ? M'étonnais-je.
__ C'est bien ça le problème, ils sont tous en grève! Regardez moi tous ces bouchons, c'est du n'importe quoi! Depuis la 0.0hausse flagrante du prix du pétrole ils se révoltent tous! Tout le monde loue des voitures en veux-tu en voila sans même 0.0savoir ce qu'est un stop! J'vous le dit moi, ça finira mal cette histoire!
__ Il n'y a pas d'autre issue ? Peut-être par First Avenue?
__ Vous êtes pas revenue depuis quand vous?! Dit-il, ahuri.


00TTComprenant assez bien que cela n'était pas l' idée du siècle je me tus et patienta, ne prêtant même plus attention aux 00attaques du vieux chauffeur. Je ne m'attarda pas sur le temps que nous prîmes afin d'arriver là où je le désirais. Je réglai 00ma course, et attendis que le véhicule s'éloigne avant de faire face à l'Est village. Etrangement, cette zone ne m'avais 00jamais inspiré confiance, bien qu'elle se soit largement améliorée ces dernières années elle n'en restait pas moins un coin 00qui jadis, était délabré et franchement mal famée. Le quartier des revendeurs de drogues et des prostituées. Mais c'était 00aussi le quartier du rock et des punk, le quartier où The Clash et Police s'étaient produit. Alors, j'avança. J'avança vers un 00bar, « l' Irish » , son propriétaire, un vielle Irlandais nommé Jeley me lança un regard en biais et après quelque instant, 00vient prendre une éventuelle commande.

__ Je cherche Max. Dis-je sans ménagement.
__ Connais pas.
__ Maxence Corwel, répétai-je.
__ Qu'est-ce que tu lui veux?
__ Il me dois un petit service, trois fois rien.

00TTIl me regarda encore une fois, d'un air dubitatif, puis fis un signe de tête à l'un des gorilles se trouvant dans un coin de 00la pièce. On m'escorta à l'étage, après m'avoir minutieusement fouillé et je me retrouva bientôt face à une petite porte d'un 00blanc cassé, ou la peinture, défraichie, s'écaillé par endroit. L'armoire à glace frappa un coup sec, et trois, quatre ou peut-00être cinq cliquetis se firent entendre avant que la porte ne s'entrouvre, laissant apparaitre un homme, visiblement surpris 00de me voir ici de si bonne heure.

__ Elllie, qu'est-ce que tu fou?
__ Tu ne me laisse pas entrée? Je ne me suis pas faite tripoter pour rien.

00TTIl s'écarta afin de me laisser passé et stoppa le garde qui s'apprêtait à faire de même. Assurément désarçonner celui-ci 00s'arrêta net en me dévisageant.

__ C'est cool, Big C elle est clean, c'est sans embrouille mon pote. Assura-t-il.
__ Je reste à l'étage si t'as besoin.
__ Ellie, c'est... woaw je m'y attendais pas. Comment...
__ Comment est-ce que j'ai su que tu te planqué dans un bar de l'Est Village? Finis-je.
__ Comment tu vas ? Me demanda-t-il en me proposant de m'asseoir.
__ Bien, mais je ne suis pas venue pour reprendre contact, échanger des politesses et prendre le thé, Max.
__ Qu'est-ce que je peux faire pour toi alors? M'intima-t-il avec un sourire en coin.


[ Maxence Corwel - Ian Somerhader ]

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Partie 3

00TTJe lui expliqua la situation, essayant d'être la plus bref et la plus concise possible.Il m'écouta sans faire la moindre TTremarque, installé confortablement dans son vieux fauteuil en cuir blanc, il tenta de saisir ma folie. Mon envie irrationnel de TTvouloir m'enfermer des heures durant dans une salle, une grande salle érudite, à écouter un vieux prof ennuyeux et TTsolitaire, faisant cours pour lui-même la plupart du temps. L'envie de m'entourer de jeunes étudiants pleins de vie. L'envie TTd'appartenir à une autre époque. Lorsque mon récit fut clôt il ne réagit pas, il me regarda, comme absorbé dans un TTtourbillon de réflexion beaucoup trop complexe pour lui. J'attendis, perplexe, mais la situation persista de longue minutes. TTMax semblait ne plus me voir, transportait à des kilomètres de mon discours, j'en arrivai même à me demander si il avait TTécouté un traitre mot de ce que j'avais pu dire.

__ Max ? Tu es avec moi ?
__ Une minute...
__ D'accord, soufflais-je, déconcertée.
__ Soyons bien clair... Tu me demande te t'inventer une vie? De pirater les serveurs d'on ne sait combien de villes et T.Td'écoles... pour aller à la fac?
__ Oui, me contentais-je de répondre.
__ Tu es cinglée, trancha-t-il catégoriquement.


00TTJe dois bien me l'avouer, sa répartie me surpris. Certes c'était une idée assez folle, et même peut-être complètement TTsaugrenue mais c'est-ce qui me motivée en ce moment même. Seulement, j'avais sans doute vue les choses de façon un TTpeu trop inconsidérées, j'avais sans doute sous-estimée la difficulté de la tâche et pris cela à la légère. Puis j'avais surtout TTsurestimée mes capacités, j'avais cru pouvoir me fondre dans la masse, sembler banale, normal... mais encore une fois, TTce fardeaux m'enchainait. Tout comme il m'enchaine depuis déjà deux siècles. Comment avais-je pu croire que sortir de TTcette solitude, de cette auto-réclusion serait aussi facile que cela en avait l'air. Comment avais-je pu imaginer pouvoir vivre TTcomme je l'entendais? C'était totalement stupide, et maintenant je m'en rendais compte, trop tard, comme toujours, j'avais TTlaissé ce petit espoir grandir, grandir et s'élever si haut que la chute n'en serait que toujours plus grande. Je tombée de TThaut, encore et toujours.

__ Tu es cinglée, reprit-il, mais j'aime ça!
__ Pardon?! Demandais-je, incrédule.
__ Je marche. Bon ça va prendre un peu de temps, il faut trouver la ville natale, l'hôpital et te créer un faux certificat de T.Tnaissance, et tout un trac pour la suite mais c'est faisable.
__ Tu n'es pas sérieux? Tu sous-entendais que c'était de la folie il n'y pas 5 minutes, lui rappelais-je.
__ Exacte. Je le pense toujours d'ailleurs. Mais j'ai une dette envers toi, je ne l'oublie pas.
__ Là c'est moi qui ne suis plus... j'ai pris les choses à la légère Max. C'est stupide de vouloir essayer de... Débitais-je, T.Tdéçue.
__ Ola du calme. Ecoute moi bien Ellie, sans toi je n'aurais jamais compris la moindre chose de ce monde pourri, okey? Tu m'a T.Tdonner confiance en moi et en ce que je savais faire de mieux... Je le ferais, pour toi. Pour que tu puisse toi aussi avoir la T.Tvie dont tu rêves.
__ Tu rêves de passer ta vie dans un bar de l'est village? plaisantais-je.
__ Pas exactement, non. C'est temporaire tout ça. Annonça-t-il avec un hochement d'épaules. Je devrais en avoir pour deux, T.Tpeut-être trois jours maxi. Appelle moi sur ce numéro, continua-t-il en le griffonnant sur un post-it.
__ Et pour tes honoraires?
__ Laisse, ma vie est assez rentable comme ça, je te demanderai juste de ne pas ébruiter l'info, si tout le monde me T.Tdemandait une vie j'en crèverai.

00TTJ'acquiesça, le regard plein de gratitude, et pris la porte. Je me retrouva une nouvelle fois face à l'impressionnante TTcarrure de Big C, redescendis au rée de chaussée et m'éclipsa d'un pas léger. Une fois sortie, je remonta St. Mark's Place, TTlaissant le vent d'automne me caresser de sa fraicheur et leva les yeux au ciel, reconnaissante, un heureux sourire TTilluminant mes traits. Tout n'était pas encore joué après tout, j'avais peut-être moi aussi le droit d'avoir une vie.




• • •
Bonus


00TT « De tout temps, les gens ont toujours tenté de voir le positif de chaque situation, de trouver une raison, une explication TTà ce qu'ils ne comprennent pas. De relativisé lorsqu'une histoire se complique ou lorsqu'elle ne peut aboutir qu'à une fin TTtragique. Toujours, ils essayent. Mais ce n'est jamais totalement acquis. Qu'est-ce que le positif, sinon de bons TTévénements reposant sur quelque chose d'abstrait. Comment peut-on trouver un élément positif parmi les plus noir TTéléments. Comment peut-on trouver un grain de positif dans une marée de négatif. Le bon, nous essayons tous de le voir. TTDans un moment de doute, lorsqu'un choix s'impose à nous, nous essayons, coute que coute d'y voir quelque chose de TTbénéfique. Quand une personne fait de mauvaise chose, il y a toujours cette espoir, aussi infime soit il, qu'une part de bon TTse cache en lui. Seulement voila, tout n'est pas bon, tout n'a pas sa part de positif, tout n'est pas régit par cette loi stupide. TTMon univers n'est pas régit par cette loi. Rien en moi n'est bon. Je ne suis qu'un fruit oublié de la mort. Une erreur laissée TTen liberté. Une créature du diable interdite en son royaume. J' étais, je suis, et je serai encore et pour toujours une TTimmortelle. C'est ce que je crois. Ou plutôt, c'est ce que je croyais encore il y à quelque temps, mais c'est terminé. Je TTveux que tout cela change. »



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> Un début assez pompeux je trouve mais je n'ai rien voulu changer de peur de faire pire x ) Bref la narration est longue et il ne se passe strictement rien dans cette scène je le sais, mais le reste va se faire plus soft je vous l'assure. Merci d'avoir pris la peine de lire ceci tout de même. Bisous à toutes mes lectrices.

> La créa n'est pas de moi, mais je ne sais plus où je l'ai prise. Si quelqu'un est sûr de la provenance merci de me l'indiquer afin que je puisse mettre un lien.

> Une dernière petite chose, je ne demande pas de 'comm's expressifs' comme le font beaucoup de créas en ce moment. Néanmoins si les comm's du style 'trop bien' 'cool' ou encore 'vivement la suite' pouvaient être modulés ou tout simplement développés je m'en contenterai déjà avec plaisir, n'ayez pas peur de me dire ce que vous avez appréciés ou non, je n'attends que cela.

> J'ai repris quelques détails, notemment en ce qui concerne Manhattan dans mes lectures personnelles, ici "Je reviens te chercher" de Guillaume Musso.

> Fin du premier chapitre !! J'espère que vous avez aimé = )

# Posté le lundi 02 mars 2009 11:57

Modifié le samedi 19 septembre 2009 14:55

chapitre 2 :

chapitre 2 :


OOTTTijuana, BC, Mexico , 11 : 24 p.m

__ Compris... Oui, on rentre dans la journée... Je lui transmettrai...à plus tard Max.

OOTTMettant fin à cette courte conversation, ce grand brun athlétique, d'environs 18 ans laissa un soupire s'échapper de TTses lèvres, incompréhensif, avant de mettre la main sur une valise de taille moyenne et d'y enfourner quelques affaires TTpour le retour, enfin décidé. Leur périple à Tijuana, ville sans limite où alcool et casino enflamment les nuits de milliers TTd'Américains passant la frontière pour s'éclater sans retenue, ville ou tout excès est le bienvenue, était à présent terminé. TTRepenser à cette semaine de folie lui décocha un petit sourire en coin particulièrement caquant et dont lui seul avait le TTsecret. Le gentil garçon du Kansas avait fait du chemin, et cela était uniquement grâce à lui, grâce à ce mec qui était sorti TTdont ne sait où un jour et qui, contre tout attente c'est pris d'attache. Il avait sa part d'ombre, des secrets et des manies TTdouteuses, de tout point de vue il était loin d'être une personne fréquentable et pourtant Stefan ne pouvais s'empêcher de TTle suivre n'importe où. Il vivait avec, acceptant ses secrets, acceptant cette part d'ombre qui parfois l'effrayait mais qui se TTdissipait toujours. Dans ces moment là, Allen s'excusait, maladroitement certes mais il savait à la seconde prêt ce qui TTennuyé son acolyte et ce sans jamais pouvoir l'expliquer. Il était une sorte de protecteur au yeux de Stefan. Ils en avaient TTmême ri une fois, lorsque celui-ci lui avait confié ses impressions, cette phrase, si insignifiante sur le moment, lui revient de TTtemps à autre, lorsqu'il n'arrive pas à expliquer le comportement de son ami. «  Protecteur et prédateur sont deux choses, TTmon ami, la confiance est une chose qui ne se confit qu'à un nombre restreint de personne. » Il l'avait pris sur le ton de la TTrigolade, car après tout, c'était une plaisanterie, rien de plus. Juste histoire de marquer l'instant présent... Stefan pris TTappuis sur le bord d'un lit, se saisit de son téléphone et rédigea un rapide texto «  M. calld me. We com'back. R U ok? » TTIl ne répondrait pas. Pas pour l'instant en tout cas. Stefan en était sur, il avait senti cette drôle d'aura, cette impression de TTdanger émanant de son ami avant que celui-ci ne sorte sans rien dire. Il reviendrait dans peu de temps, tout fraichement TTdébarqué d'on ne sait où et d'humeur jovial, comme à son habitude. En attendant Stefan s'occuperait des valises. Il ne TTcomprenait pas vraiment les intentions d'Allen, sans vraiment lui donner d'explication plausible il avait un jour décidé de TTreprendre une vie normal, il avait du y passer des jours, ne quittant pas son téléphone il réglait, planifiait, manigançait TTtoutes sortes d'affaires. Une fois toute cette agitation redescendu il n'y en avait plus rien a dire, Allen n'abordait plus le TTsujet et personne ne le réclamait non plus. Stefan en arriva même à oublier cet incident, jusqu'à ce qu'il reçoive cet appel, TTjusqu'à ce que ce Max, qu'il n'avait jamais vu et qu'il ne connaissait absolument pas le joigne et lui annonce que tout était TTokey, et qu'il attendait son règlement dans les plus bref délais.

__ Laisse, je ferais la mienne. Lança une voix suave, presque velouté.
__ Allen! S'écria Stefan, surpris. La vache, mon vieux tu m'a fichu la frousse! Je ne t'ai pas entendu rentrer.
__ La porte était restée ouverte.
__ Tu as reçu mon message?
__ Oui, d'ailleurs on part dans 10 minutes alors accélère un peu. Dit-il en s'éclipsant dans la cuisine.
__ Au faite... ça va mieux? S'enquit Stefan.
__ Je vais très bien, pourquoi ça n'irai pas d'ailleurs, nous sommes à Tijuana mi amigo ! Plaisanta -t-il.
__ On a livré un carton pour toi. Le type m'a dit de le mettre directement au frigo.
__ C'est pas trop tôt, ronchonna Allen.


OOTTIl s'empara du carton avec délicatesse, et entrepris de le mettre dans une glacière d'un bleu givrée. Puis prépara sa TTvalise en un temps record. La suite s' opéra dans un silence de mort : de leur hôtel ils avaient pris une voiture jusqu'à Los TTAngeles, de là Allen effectua une grosse transaction, pour ensuite prendre l'avion direction JFK International et tout cela TTdans la même journée. Stefan se sentait vidé de toute force, le voyage l'avait épuisé et le manque de conversation de son TTcomplice l'avait ennuyé. Le pire était sans doute de constater qu'Allen était comme à son habitude, en pleine forme.

__ Tu devrais dormir un peu, lui conseilla Stefan.
__ Pas besoin, je suis en pleine forme, trancha délicatement Allen avec le sourire.
__ Si tu le dis, contesta-t-il. Je te ferais seulement remarquer que tu n'a pas dormis depuis 3 jours... termina Stefan. Tu 0.0devrais être complètement mort.
__ C'est la fleur de l'âge mon ami, plaisanta Allen. Je suis jeune, plutôt bel homme et en excellente santé. Je pourrais dormir 0.0une fois arrivé et puis je m'en voudrais de ne pas finir ce merveilleux magazine! Ironisa t- il cyniquement en agitant une 0.0revue sur l'immobilier.
__ Passionnant. Fleur de l'âge ou pas, j'ai besoin de dormir... réveille moi quand on arrivera à l'aéroport.


OOTTAllen hocha machinalement la tête en laissant échapper l'un des ses habituels « Hmm » puis se remis à lire en ne TTportant plus la moindre petite attention envers Stefan, s'étant mis à l'aise et commençant à sombrer dans le sommeil. Il ne TTlui fallut pas plus de quelques instants pour dormir d'un sommeil de plomb tandis qu'Allen lui tournait d'une lenteur TTexacerbante les pages neufs de son catalogue. Le vol se passait sans encombre, les conditions météorologiques étaient TTexcellentes, on ne pouvait rêver mieux. Les passagers sombraient peu à peu dans le sommeil, les lumières perdirent TTprogressivement de leurs éclats et bientôt plus un bruit, humain, ne se fit entendre. Le calme et la sérénité régnaient en TTmaître dans l'engin, régnaient avec beaucoup trop d'ampleur même. Allen l'avait remarqué en montant dans l'avion, cette TTfragrance, ce parfum si peu connu, lui l'avait cerné sans aucun mal. Il était quand même monté à bord, Stefan sur ses TTtalons, sans montrer aucun signe de désagrément, ni d'inquiétude. Après tout, pourquoi s'inquiéter, céder à la panique ? Il TTne pouvait rien lui arriver, il n'avait aucune crainte, nulle peur et un détachement hors du commun. Dans le pire des TTscénarios, tous les passagers risquaient leurs vies, leurs précieuses petites vies si courtes, si cassantes. Dans le TTmeilleur des cas, certains survivraient, peut-être , mais cela ne le regardait pas, il s'en fichait complètement à vrai dire. TTL'humanité, les gens, les hommes, femmes et enfants, tout cela ne représentait rien, avant. Seulement il était dans cet TTavion et cela changeait quelque peu la donne. Les faibles lumières encore allumées clignotèrent, de petites secousses se TTfirent ressentir, puis de fortes turbulences suivirent réveillant en émeute la centaine de passagers endormis, ne TTcomprenant pas totalement ce qui se passait. Une partie commença à paniquer, à crier, les hôtesses elles-mêmes TTsemblaient soucieuses bien qu'elles affichaient un large sourire sensé réconforter et calmer les passagers agités, les TTlumières clignotaient encore et encore, les turbulences secouées l'appareil avec une force sans précédent. La tension TTétait palpable, un sentiment de peur, d'incompréhensif se lisait au fin fond des yeux terrifiés de ses êtres si craintif. Un TTbruit sec désarçonna toute l'équipe, les cries tranchant des civils résonnèrent dans l'habitacle entier, le brouhaha TTs'amplifiait de minute en minute. Et c'est là que Stefan s'en redit compte : Allen avait quitté son siège .

[ Allen - Jason Dohring ]
[ Stefan - Steven Strait ]

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> Fin de la 1ere partie. Vos avis? La suite risque d'être bonne ou mauvaise selon vous?

# Posté le lundi 02 mars 2009 12:19

Modifié le mardi 27 octobre 2009 10:00